Quoi de plus incroyablement banal qu’une naissance ?

C’était il y a un an pile.

Je publie rarement des choses de ma sphère privée, et encore moins intime, sur le net. Mais là, j’avais envie de raconter. Une naissance parmi tant d’autres, et pourtant si unique, comme toutes les naissances.

Je vous laisse plonger à travers cette terre inconnue qu’est l’accouchement, à travers l’histoire de la naissance de ma fille, ma première, à qui je dédie ce récit. Vous trouverez quelques notes explicatives, notamment sur l’accouchement à domicile, à la fin de celui-ci. Je vous souhaite une excellente lecture.

un accouchement à domicile en BDbd-accouchement-02 bd-accouchement-03 bd-accouchement-04 bd-accouchement-05 bd-accouchement-06 bd-accouchement-07 bd-accouchement-08 bd-accouchement-09 bd-accouchement-10 bd-accouchement-11 bd-accouchement-12 bd-accouchement-13 bd-accouchement-14 bd-accouchement-15 bd-accouchement-16 bd-accouchement-17 bd-accouchement-18 bd-accouchement-19 bd-accouchement-20 bd-accouchement-21 bd-accouchement-22 bd-accouchement-23 bd-accouchement-24 bd-accouchement-25 bd-accouchement-26 bd-accouchement-27 bd-accouchement-28 bd-accouchement-29 bd-accouchement-30 bd-accouchement-31 bd-accouchement-32 bd-accouchement-33 bd-accouchement-34 bd-accouchement-35 bd-accouchement-36 bd-accouchement-37

Notes de fin :

Quoi de plus incroyablement banal qu’une naissance. Chaque heure, chaque minute, depuis toujours, ces milliards de milliards de femmes qui ont donné vie. Durant les jours qui ont suivi l’accouchement, je ne regardais plus les femmes pareil. Toutes. Ma mère, mes grand-mères, la boulangère, la copine du lycée qui en a eu 3 depuis, la vieille acariâtre, la mère ado insupportable avec ses 4 gosses, la voisine du dessous… Vous allez trouver que j’en rajoute mais pourtant, les jours suivant mon accouchement, je les regardais en me disant : elles sont incroyables, elles sont toutes si incroyablement fortes, je veux dire, ELLES L’ONT FAIT ! Peut-être que vous avez aussi vécu ce sentiment là ? Bon, ne vous en faites pas, je suis à nouveau à peu près saine d’esprit, hein 😉

Mettre en bande dessinée un accouchement n’est pas chose facile. Plutôt habituée à l’auto-dérision, j’ai choisi ici de refléter cet événement tel que je l’ai vécu, avec toute les émotions qu’il a véhiculées. J’ai donc aussi bien dessiné les moments de Magie que les loupés, les moments difficiles ou les imprévus. J’ai aussi choisi de ne pas dissimuler le côté « cru », ce « retour à un instinct primaire » que j’ai ressenti avec intensité et dont à mon avis on ne parle pas assez (par pudeur ?) quand on évoque l’accouchement. Pourtant, cette dimension de retour à la nature à son état brut prend selon moi tout son sens dans le processus du passage de la vie de femme à la vie de mère.

Tous les personnages sont réels sauf la copine à lunettes qui m’a servie à construire ma narration. J’ai choisi de ne pas nommer les personnages pour préserver leur intimité. Je me permets simplement, avec l’accord de l’auteur, de publier un lien vers le reportage photo qui m’a inspiré cette aventure :

http://guillaumeplisson.com/galleries/accouchements-a-domicile

Je veux aussi préciser que même si tout ne s’est pas déroulé comme prévu (mais en même temps, quel accouchement, même programmé, se déroule vraiment comme prévu ?), il reste gravé en nous comme un moment hors du temps, où nous avons peut-être entraperçu le Divin ? Bref, selon moi, et malgré les difficultés, il n’aurait pas pu mieux se dérouler.

Je rappelle qu’il s’agit de notre histoire et qu’elle n’est pas représentative de l’accouchement, à domicile ou ailleurs. Vous qui êtes peut-être sur le point d’accoucher, vous aurez compris en lisant ce récit que chaque accouchement est différent et qu’il ne faut pas s’attendre à un quelconque déroulement précis – enfin, tout le contraire de ce que j’ai fait, quoi ;).

Les observateurs auront peut-être remarqué que ma fille était positionnée dos à droite et est née « face aux étoiles », ce qui est moins fréquent que l’inverse. Avant l’accouchement on m’avait dit que ça ferait plus mal dans les lombaires (la douleur dans cet endroit s’est vérifiée) mais je n’ai pas de point de comparaison pour dire si ça a été plus pénible que si elle était tournée de l’autre côté.

Je voudrais évidemment aussi parler de l’accouchement à la maison, qui est une pratique dont on parle trop peu sous nos latitudes, qui reste taboue alors qu’elle concerne une majorité écrasante de l’Humanité si on la comprend depuis son berceau. Comme souvent dans mes histoires, j’aime remettre en question ce qu’on prend pour la norme (en l’occurrence, accoucher en milieu hospitalier) et qui ne l’est en fait pas si l’on regarde un peu en dehors de notre propre contexte. Je ne vais pas m’étendre ici sur mon choix d’accoucher à la maison, vous trouverez sur d’autres sites les avantages (et peut-être aussi les inconvénients ?) de ce choix. Je voudrais simplement dire que chacun devrait être libre de choisir le lieu et les circonstances de son accouchement, un moment si important dans la vie d’une femme, d’un être en devenir, d’une famille. Le cadre légal actuel en France est malheureusement si oppressant pour les sage-femmes pratiquant l’accouchement à domicile que ce choix est rendu très difficile pour de nombreuses personnes.

Afin que l’existence d’autres formes d’accouchement soit diffusée, informez-vous et parlez-en !  Je termine d’ailleurs en vous parlant d’un magnifique ouvrage sur l’accouchement à domicile dont la connaissance m’a encouragé à terminer et partager cette bd : « Comment naissent (aussi) les bébés ».

Merci de votre lecture !

Laetitia

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *